dans Edito de Yves Montrouge/Politique

Une info pour commencer : la ministre du Travail, Murielle Pénicaud, devrait être dans notre île les 15, 16 et 17 novembre. Des ministres qui arrivent et qui repartent, qui passent et qui repassent, nous en avons l’habitude. En général, leur visite ne casse pas trois pattes à un canard. Et parions que celle de Mme Pénicaud, ministre du Travail, ne fera pas miraculeusement baisser la courbe de notre chômage endémique.

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« Oui, mais il est Réunionnais… »

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En réalité, la ministre du Travail profite de son passage dans l’océan Indien pour poser l’espace de 2 jours les pieds dans notre île. Sa plus grande annonce est prévue surtout pour Mayotte où elle doit annoncer, dans le cadre du fameux « Plan Progrès » – celui là-même qui avait été adopté avec toute une batterie de mesures prises par le gouvernement suite aux émeutes sociales – la création d’une Direction régionale de plein exercice de Pôle Emploi. Pour se faire, elle devait être accompagnée du futur directeur de ladite Direction régionale de Pôle Emploi, un vrai professionnel, un homme reconnu par ses pairs pour sa compétence dans son domaine, qui plus est dans l’océan Indien où il a déjà servi et où il avait beaucoup travaillé avec Mayotte du temps où il opérait à La Réunion. Il s’agit d’un Réunionnais, d’un haut fonctionnaire réunionnais qui a dirigé le Pôle Emploi de La Réunion. C’était une première, souvenez-vous, de voir un enfant de chez nous accéder à ce niveau de responsabilité, à la tête de Pôle Emploi. C’est donc lui que sa hiérarchie a choisi pour diriger la future Direction régionale de Mayotte. Mais comme nous le précisent les syndicats, si Jean-Luc Minatchy – c’est de lui qu’il s’agit – avait déjà obtenu le feu vert de sa hiérarchie, ministère du Travail y compris, il lui fallait aussi l’autorisation du préfet du territoire sur lequel il était appelé à exercer, à savoir le préfet de Mayotte, Dominique Sorain, l’ancien préfet de La Réunion. C’est la loi NOTRe, du 7 août 2015 relative à la nouvelle organisation territoriale, qui fait obligation.

Comme nous l’indiquent les syndicats, tout avait donc été calé ; Jean-Luc Minatchy avait déjà quasiment fait ses valises pour accompagner la ministre du Travail à Mayotte et pour y être investi officiellement dans sa nouvelle mission, ce qui, d’un point de vue personnel, allait aussi le rapprocher un peu de son île natale puisqu’actuellement il est en poste à la Direction régionale du côté de Lyon. Mais voilà, le préfet Sorain a émis un avis défavorable car Jean-Luc Minatchy, bien que haut fonctionnaire d’Etat compétent, « est Réunionnais ». Le préfet Sorain a expliqué que cela pourrait créer des problèmes et que la nomination d’un Réunionnais pourrait être mal perçue par les Mahorais étant donné que « les relations entre Mayotte et La Réunion… et patati, patata… » Une espèce d’explication « diplomatique » un peu tirée par les cheveux…

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Bref, au final, le préfet Dominique Sorain a fait comprendre qu’il préfère un autre. Ce sera « un grand blanc » (pour reprendre l’expression préférée de l’éditorialiste d’en face). Ce qui fait que Mme Pénicaud « intronisera » ainsi non pas un Réunionnais à la tête de la future Direction régionale de Pôle Emploi à Mayotte mais un « grand blanc » qui ne connaît pas grand-chose de Mayotte, ni de la zone océan Indien où il n’a jamais été en poste. Cette fois encore, la préférence régionale indian-océanique, si on puis dire, n’aura pas eu gain de cause. Ce n’est pas la première fois. C’est même monnaie courante à Mayotte mais surtout à La Réunion. Et ça dure depuis des lustres. Les syndicats qui nous ont filé l’info sont outrés. Mais ils ne bougeront pas plus que ça. « Cooptation », copinage… cela se passe à tous les niveaux de l’administration. Les postes sont « réservés » aux non Réunionnais.

« Préférence régionale, préférence familiale… »

Je passe du coq à l’âne, de « la préférence régionale » à « la préférence familiale » et j’en arrive aux embauches familiales de Joseph Sinimalé, maire de Saint-Paul que la presse, le Quotidien notamment, a mis en exergue la semaine dernière. Joseph Sinimalé a embauché sa petite fille à « La Créole », régie municipale qui gère la distribution d’eau potable. Emmanuel Séraphin, élu de l’opposition, est monté au créneau en pointant du doigt le premier magistrat de Saint-Paul qui n’en est pas à sa première embauche familiale depuis qu’il a été élu dans cette commune en 2014 : fille, gendre, frère, neveu, cousin, petite-fille, c’est vrai que ça fait un peu beaucoup. Pas très moral tout ça. Mais, hélas, serais-je tenté de dire, Joseph Sinimalé, maire septuagénaire, ne fait qu’instituer une vieille et quasi ancestrale tradition, à savoir le « pistonnage » qui existe ici et partout ailleurs. Bien sûr, Emmanuel Séraphin a raison de sonner le tocsin au nom de tous ces jeunes diplômés qui attendent un boulot mais qui ne l’auront pas aussi facilement, voire même jamais, car eux ne bénéficient pas du « piston ». C’est injuste !

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Mais même la Chambre régionale des comptes, ni le contrôle de la légalité n’a pu jusqu’à présent faire le gendarme à ce niveau dans nos collectivités locales. La petite fille de Joseph Sinimalé, une Réunionnaise au chômage, a bénéficié d’un emploi. Son grand-père, maire, lui a donné un coup de pouce. C’est pas très moral, pas politiquement correct, mais c’est complètement légal.

Dans d’autres collectivités, il y a des gens qui sont payés mais qui ne pointent même pas. Mieux (ou pire, c’est selon), certains ont même d’autres activités rémunérées à côté. J’en connais un dans une municipalité de l’Est qui est employé municipal et qui a aussi une entreprise de peinture, et son entreprise travaille pour la même collectivité. Mais ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

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Dans d’autres collectivités, il y a des enseignants à la retraite, des élus municipaux qui sont embauchés avec un salaire dépassant les 4000 €/mois. Les fameux « conseillers techniques ». Il y en a une armada, une véritable armée mexicaine dans une grande collectivité locale bien connue. Des retraités réembauchés et cumulant deux rentrées de revenus en fin de mois, des élus déjà rémunérés par ailleurs via leurs indemnités d’élus et percevant un salaire en tant que membre de cabinet (pléthorique) dans une autre collectivité. Sans compter tous les « camarades » de promo quittant volontairement leurs fonctions, la plupart dans l’éducation nationale, rémunérées à environ 3000 € pour un poste de « conseiller technique » à plus de 5000 € dans une collectivité, c’est tout aussi choquant que l’embauche « immorale » mais légale de la petite fille de Joseph Sinimalé à « La Créole ».

Tout cela pour dire que l’embauche des cousins, cousines, maîtresses, amants, enfants des maîtresses et des amants, des ex femmes, de frères, sœurs, épouses… dans les collectivités locales ne date pas d’hier. C’est choquant comme peut l’être l’embauche des femmes des directeurs venus de métropole, lesquelles arrivent toujours à se « caser » localement dans une administration alors qu’elles ne bossaient pas forcément avant d’arriver dans l’île aux plus de 120 000 chômeurs. Tout aussi choquant de voir nos jeunes obligés de partir (je ne parle pas pour ceux qui sont volontaires), de quitter leur île pour aller occuper des postes en banlieue parisienne alors que, localement, des postes existent et qu’ils sont « réservés » à des non Réunionnais. J’ai eu connaissance récemment du cas de cette jeune mère de famille réunionnaise du Sud obligée de quitter son enfant en bas âge et son mari (victime d’un grave accident de travail) pour aller travailler dans l’administration pénitentiaire en métropole alors que le poste disponible ici était réservé à un autre fonctionnaire en fin de carrière venu de métropole avec sa famille. C’est légal. Et des cas comme cela, il en existe par « tacon » (beaucoup).

« Des syndicats en sommeil ou au garde-à-vous du pouvoir politique »

C’est la loi qu’il faudrait changer, la loi sur les embauches familiales. Quoique ! Dans certaines collectivités locales, je connais des épouses ou des filles qui occupaient des postes à la direction de cabinet. Récente loi oblige, ces personnes ont été contraintes de renoncer à leur poste au cabinet au profit d’un poste à la direction de communication. Un changement de statut sur une feuille, sur une note de service. Mais dans les faits, ces personnes font le même boulot… au sein du cabinet de leur époux ou de leur papa. Cherchez bien, vous trouverez ! Comme dirait l’autre, les lois sont faites pour être contournées.

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Et les syndicats dans tout cela ? En sommeil ! Ils ronflent. Ou bien alors ils rentrent sous la table, au garde-à-vous, pour ne pas dire un peu « vendus ». Ça me fait penser à une conférence de presse, la semaine dernière, de FO Région, menée par Sylvie Azoulay, syndicat qui se bat pour la « réintégration de tous les agents des lycées » dont le contrat n’a pas été renouvelé. Dans le même temps, les autres syndicats proches du pouvoir négocient promotion, téléphone et voiture de fonction pour leurs adhérents cadres quand leurs responsables ne négocient pas simplement un soutien politique pour les prochaines municipales. Ces syndicats majoritaires participeront aujourd’hui à une CAP avancée à la pyramide inversée. D’habitude, cette CAP se tient en décembre mais en raison de la date des élections professionnelles, le 6 décembre, elle a été avancée. Seuls deux syndicats y participeront. Des syndicats « très politisés », laisse-t-on entendre.

Dans d’autres collectivités, certains syndicats sont inexistants. Au TCO, par exemple, la CGTR n’a pas déposé de liste en vue des élections professionnelles du 6 décembre. Le syndicat d’Yvan Hoarau (employé au TCO) ne sera donc plus représenté. Et pourtant ce n’est pas le boulot syndical qui manque dans cette grande boutique où, à en croire de nombreux agents, la DRH venue du Port, tirerait ses nerfs sur une partie du personnel : portes qui claquent, femmes qui éclatent en sanglots, arrêts maladie qui se multiplient, agents qui en viennent aux mains en présence de la DGS seraient devenus le lot quotidien au TCO où la DRH, « grande copine » de la DGS, direction de cabinet et direction générale de service seraient complètement déconnectés de la base.

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Des syndicats qui ne bougent pas non plus à la SPL RMR (Réunion des Musées Régionaux) où le président directeur général s’est augmenté de 6 800 €, comme nous l’a appris Imaz Press, la semaine dernière. Comme l’embauche de la petite fille de Joseph Sinimalé à « La créole », ce n’est pas moral mais c’est légal. Et le président directeur général a fait savoir, via son entourage, depuis que cette « affaire » a éclaté sur la place publique, que tout travail mérite salaire. Autrement dit, i fé pas la politique pou la peau patate. Depuis le temps que je vous le dis, si la politique ne rapportait pas gros, personne ne se serait battue pour conquérir le pouvoir. Le gâteau est tellement bon…

Inutile de dire quand même que cette nouvelle a dû rester en travers de la gorge des neuf salariés de la SPL RMR « virés » il y a quelques mois. Des licenciements économiques dont deux refusés par l’inspection du Travail. Licenciements survenus, rappelez-vous, suite à une grève déclenchée après révélation par le Quotidien du doublement de salaire de la responsable administrative financière (RAF) juste avant son départ à la retraite.

« Carrière de Bois-Blanc : autant pisser dans un violon ? »

Je voudrais aussi revenir sur la décision consultative prise vendredi dernier en préfecture par la Commission départementale de la nature, des paysages et des sites en faveur de l’exploitation (CDNPS) de la carrière de Bois-Blanc à Saint-Leu. Comme l’a fait comprendre la conseillère régionale de l’opposition, Karine Nabeneza, tout laisse entendre maintenant que le préfet va autoriser bientôt l’exploitation de cette « carrière interdite ». Et Karine Nabeneza de signaler : « Le Droit dit NON, la population dit NON mais le représentant de l’Etat est prêt à dire OUI en dépit de tout… À plusieurs reprises et encore cette année, la population s’est mobilisée en masse contre ce projet, la Ville de Saint-Leu, les Conseils municipaux des villes limitrophes, des élus de toute l’île ont clairement indiqué leur désaccord. Sur le plan juridique, la Cour d’Appel de Bordeaux a balayé d’un revers de main le Schéma Départemental des Carrières sur lequel repose le projet de Bois Blanc.

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Une nouvelle fois, nous assistons à de basses manœuvres au détriment de l’intérêt des Réunionnais. Visiblement, le représentant de l’État à La Réunion a une nouvelle fois choisi son camp, celui d’une multinationale, pour ne pas la citer, Colas, dont la filiale n’est autre que la SCPR, porteur du projet de carrière à Bois Blanc. Comment accepter que le représentant de l’État à La Réunion intervienne pour que cette multinationale puisse honorer un marché, celui de la NRL, sur lequel elle s’est engagée en connaissance de l’absence de matériaux ? Cette situation est d’autant plus regrettable que nos entreprises locales elles, ne peuvent bénéficier d’une telle énergie préfectorale pour les aider par temps difficiles. Comment expliquer que le Préfet de La Réunion n’ait pas mis une telle énergie à faire appliquer le PIG qu’il a lui-même pris pour l’ouverture d’une carrière à Dioré ? Jusqu’à quand accepterons-nous ces traitements inégalitaires au profit de quelques uns et au détriment d’une majorité des Réunionnais ? ».

Au stade où en est le chantier de la NRL, chantier dont personne ne peut contester évidemment la nécessité, j’ai bien peur que Karine Nabeneza est en train de pisser dans un violon. Je veux dire par là que son combat, c’est pot de terre contre pot de fer. Ou pot de vent contre pot de roches massives. La machine est déjà en route. Plus rien ne pourra l’arrêter. Ça me fait penser à une petite phrase lâchée par Jean-Paul Virapoullé lors d’une conférence de presse tenue en mairie de Saint-André en mars dernier sur un tout autre sujet : « En France le deuxième pouvoir c’est la démocratie, et le premier, ce sont les multinationales ». Et à toutes celles et à tous ceux qui attendent toujours de savoir où en est l’enquête lancée par le PNF (Parquet national financier) de Paris sur la NRL, si j’ai un petit conseil à leur donner, (et que je me donne à moi-même), ce serait d’oublier tout ça et de passer à autre chose. De tourner la page. C’est un ami magistrat qui m’a dit, pas plus tard que la semaine dernière : « trop compliqué pour nous ça, ça remonte à trop haut ». En clair, faut pas trop chercher la vérité à ce niveau, faut pas trop vouloir de s’approcher du soleil, on finirait par se brûler les ailes. Un ancien député de la République en sait quelque chose ! Il y a toujours un risque, surtout dans une ancienne colonie, à s’élever contre les puissants, contre le système ou contre ceux qui le représentent.

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Plus facile de tomber à bras raccourcis sur les autres pour donner l’impression à l’opinion publique que la justice éradique les « mafieux » de notre île. Plus facile de tomber sur des petits chefs d’entreprise locaux qui ont (parfois) un peu abusé de l’argent de leur labeur que de « coffrer » tous ces grands patrons qui « coulent » volontairement leur boîte ayant bénéficié des largesses publiques (subventions par millions) et sur les ardoises desquelles l’Etat, via les services fiscaux, passent l’éponge les yeux fermés, alors que ces mêmes grands patrons vont ensuite investir ailleurs, dans d’autres îles de l’océan Indien, tout en continuant à rouler en Porsche.

« Comment ou Ral Sah ou… largué, largué »

Pour finir, on me dit qu’une employée du service « Protocole » du Département aurait été entendue par les flics ces derniers jours pour « achat de champagne et de whisky » suite à l’élection pour la présidence de la collectivité en décembre dernier. Info ou intox ? Je vais vérifier.

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Nombreux sont aussi les agriculteurs et éleveurs qui m’ont écrit la semaine dernière pour me parler de Billy, le baleineau. Vous vous rappelez ? Ils m’ont signalé que eux se prennent des amendes comme pas possible lorsqu’ils ont le malheur d’enterrer leur chien, animal domestique, dans l’arrière cour. En fait, ils ont obligation d’appeler le service d’équarrissage, quel que soit l’animal crevé, cabri ou chien. Billy, lui, a été – publiquement- enterré au Cap-La-Houssaye.

Une petite photo que nous a envoyée un internaute. C’est « mimi », c’est tout rose !
Marque: Truvativ
UPC: 710845414916 Numéro de pièce fabricant: 11.6915.027.000
EAN: Non applicable
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Autres appels que j’ai reçus (je ne devrais pas le dire comme ça car on finira par mettre mon téléphone sur écoute), ce sont ceux émanant de la Région, des élus précisément, pour me dire qu’ils n’ont pas vu d’un très bon œil la venue, il y a deux semaines, à MOCA, lors de la présentation des orientations budgétaires 2019 de la Région, des artistes qui interprètent « Ral Sah ». Un refrain hyper connu : « comment ou ral sah ou… largué, largué». Dans la chanson, on dit aussi « le kafrine encaisse ; En yes, sans stress, ensuite peut laisse et pou fini ou passe un ti main dan f… (ess) ». Ces élus ont trouvé ça « déplacé » et n’arrivent toujours pas à comprendre deux semaines plus tard « le rapport » entre les orientations budgétaires et « comment ou ral sah ou… ». Enfin, en cherchant bien, il y a toujours une explication à tout. Faut savoir que Black T feat DJ Seb, les artistes en question, totalisent tout de même plus de 6 millions de vues sur You Tube. Ceci explique donc cela. Question de com’ !

Y.M

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